Prenez, svp, la peine de lire jusqu'au bout, même si la politique n'est pas votre truc. Vous aurez toujours le droit de me dire que vous n'êtes pas d'accord ensuite, les commentaires sont là pour ça.
En règle générale, tout le monde se plaint de l'état actuel du pays. Tout le monde critique la politique mené par le gouvernement. Il y a toujours une partie de la population qu'une nouvelle loi, gène, exaspère, dérange.
Lorsqu'il est question de l'Europe, chacun y va de son discours. Chacun en a son idée, sa propre opinion. Certains pensent qu'elle ne nous apporte rien d'autres que des ennuis, d'autres au contraire y voient de belles oppurtunités. Ceux-là pensent qu'il ne faut pas aller trop loin, ceux-ci qu'au contraire, les choses devraient s'accélèrer et qu'il était temps d'écrire une constitution.
Et au milieu de tous, la majorité s'en fout. La majorité s'en moque comme de sa première paire de chaussettes. La majorité ne se sent pas concerné par L'Europe. Pire peut-être, apparemment, plus de la moitié de la population ne se soucie absolumment pas de la politique tant que celle-ci n'influe pas directement sur le petit quotidien de monsieur français moyen.
Je dis apparemment puisque si " abstentionnistes" était une liste électorale, elle aurait gagné toutes les élections de ces quelques dernières années dès le premier tour, à la majorité absolue !
Quelle conclusion ?
Il est possible que la plupart des français ne voit pas le rapport entre parti au pouvoir et avenir du pays. A moins bien sûr que l'avenir du pays ne les intéresse pas, et que par conséquent, leur propre avenir ne les concerne pas.
La politique menée dans le pays, la politique qui le gouverne, est pourtant la barre du navire! C'est le gouvernement actuel qui donne au lendemain les clés de son économie, de sa société, de sa place sur le plan mondiale.
Aujourd'hui tout va mal. On ne compte plus le nombre d'actions menées par tel ou tel syndicat de telle ou telle professions tant elles sont nombreuses. Rien que pour donner quelques exemples, les agents d'EDF, les pompiers, les chercheurs, l'an dernier et encore maintenant les professeurs.
On ne compte plus non plus le nombres d'usine qui ferme, qui délocalise. Ni toutes ces tentatives de réformes qui n'arrivent pas à aboutir, l'assurance maladie, la retraite... et j'en passe.
Mais apparemment, cela ne touche pas plus de la moitié de la population. Puisque la moitié est abstentionniste. puisque la moitié se défile devant les urnes, puisque la moitié pense " à quoi cela sert-il d'aller voter ? C'est toujours pareil !"
Finalement, on peut les comprendre. Les spots pour la campagne électorale européenne sont un bon exemple de l'état actuel du corps politique français. A gauche, l'on dénonce la droite. A droite, on dénigre la gauche. Aux extrêmes, on se contente de dire voter pour moi je suis le meilleur, les autres ne vous posent que des problèmes. Rares sont les partis qui présentait un véritable programme, avec des idées claires, concrètes sur des sujets urgents. Des plans d'actions exprimés clairement, explicitement. Rares sont ceux qui pendant cette campagne n'ont pas essayé de détruire l'image des adversaires pour onifier la leur, au lieu de laisser aux électeurs le soin de voir par eux mêmes à travers de vraies idées.
Alors aller voter...
Mais oui aller voter! Bien sûr aller voter! Il faut prendre la peine de chercher qui nous fera avancer, qui a les meilleures idées.
Le vote est capital, c'est la seule manière que nous avons pour faire avancer notre avenir dans le bon sens. Ne gaspillons pas ce droit.
Quitte à voter blanc. Il ne faut pas croire que le vote blanc est inutile. C'est peut-être un meilleur moyen d'exprimer son mécontentement que l'abstention.
Qui ne vote pas, n'a pas le droit de critiquer la politique actuelle. Parce que ainsi, il en est en partie responsable.
J'espère que les jeunes, ceux qui ont mon âge, entendront ce message et comprendront que d'un bulletin de vote dépend leur futur.
C'est pathétique lorsque l'on sait qu'autrefois, des hommes, des femmes ont laissé leur vie pour obtenir ce droit. Demandez-vous un peu, pourquoi c'était si important.

