Il aurait fallut, pour illustrer cette chronique, une magnifique photo qui patiente bien sagement dans les documents de mon ordinateur. Malheureusement, il m'est impossible de publier une photo sur mon blogue, puisqu'apparemment, seul le service payant le permet...
Alors, il vous faudra faire preuve d'imagination.
C'est un coin du monde si lointain qu'il semble presque inaccessible. Un morceau de terre au bord d'un océan. Le soleil se couche lentement, laissant ses derniers rayons illuminer la surface de l'eau, couleur de l'encre, miroir des sommets enneigés des monts contre lesquels ses vagues s'écrasent dans un doux fracas. Le ciel est gris, nuageux. Les quelques buissons égaré là apparraissent noirs dans le soleil couchant. Domine une couleur entre gris et bleu foncé. il fait froid. Nous sommes près de l'arctique, dans l'extrême sud du Chili, à coté de la Terre de Feu et de la Patagonie.
C'est juste un rêve. Un rêve neuf ancré dans un rêve ancien : faire le tour du monde. et enfin, la destination finale a été trouvée. Un coin de la terre où personne ne pense aller...
C'est bien joli les rêves. et j'ignore à quoi peut ressembler une vie où le rêve n'a pas sa place.
Le rêve est une raison de vivre. C'est un but que l'on se donne, une cible à atteindre, la toute dernière chose que l'on ferait s'il ne nous restait que cela à accomplir !
Le rêve est la lumière vacillante d'une bougie dans la tempête qui jamais ne doit s'éteindre. C'est le fil d'ariane menant hors du Labyrinthe.
Mais hélas, la vie veut que bien souvent ces rêves restent au stade de l'utopie, de l'inconnu que l'on ne connaîtra jamais.
Lorsque l'on devient grand, lorsque l'on devient un adulte, il y a toute ses priorités qui passe avant le rêve, les factures à payer, gagner de l'argent pour pouvoir les payer et manger à sa faim, trop nombreuses démarches administratives longues longues longues ! trouver un emploi, trouver un appart', voter pour quelqu'un d'intelligent qui saura ne pas mener le pays à la ruine...
Lorsque l'on devient grand, toute la réalité de la vie nous rattrape et nous arrache le masque qu'enfant, l'on avait devant les yeux.
Et l'imagination s'en va, emportant le rêve, déchirant la belle image de la région de Magellan au Chili arctique...
Pourquoi faudrait-il que tout cela cesse ? Pourquoi faudrait-il que les rêves s'échappent ? Que ses visions soient éphémères ? pourquoi faudrait-il que ses images soient évanescentes et s'évapore au moindre contact avec les responsabilités.
Non. Je veux rêver encore. Je veux rêver toujours et faire en sorte q'un jour, le rêve soit une réalité.
Faites de même ! Jamais il ne faut cesser de croire en soi, de croire en ses rêves, de croire au pouvoir que l'on a en suivant ce guide fantasque! Il faut aimer, adorer, aduler et protéger plus que jamais ces rêves qui sont parfois, la seule raison de continuer à vivre...
(Allez lire quelques textes du blogue d'ankhsénamon, la mer et la solitude, vous trouverai le lien dans la rubrique lien : le blogue d'une autre amie... et en relation avec cette chronique, le poème intitulé Ailleurs dans "morceaux d'âme")

